Watou : sur les vagues du réveil musicologique du chant grégorien

Une explication importante du succès du Festival résidedans la diversité et la qualité des scholas qui y participent et dans l’offre d’un programme extrêmement varié et intéressant ainsi qu’à la collaboration avec neuf villes partenaires et leurs animateurs culturels. En 2015, non moins de 31 scholas ou ensembles dont 24 étrangers y participeront : des ensembles composés de  jeunes garçons et de jeunes-filles, d’hommes et de femmes, parmi les meilleurs que l’on peut trouver dans chaque pays pour ce genre musical. Par ces 31 ensembles, 10 viennent pour la première fois à Watou. 

D’un point de vue musicologique, le grégorien suit une pente fortement ascendante. La majorité des chœurs qui y participeront sont professionnels ou semi-professionnels ou encore issu d’écoles supérieures de musique. Vingt-deux groupes sont des ensembles professionnels ou sont basés dans des conservatoires ou des centres musicaux, ce qui contribue à rehausser le niveau. En 2015, cinq chœurs de jeunes seront présents, à savoir les « Pueri Cantores » de Corée, le chœur de jeunes « Cantate et Iubilate » de Budapest, le chœur d’enfants « Escolania del Valle de los Caidos » d’Espagne, et le chœur « Püha Miikaeli poiste » d’Estonie ainsi que nos compatriotes de l’ « Ensemble vocal du Brabant wallon ». 
Le répertoire grégorien a beau être très ancien, le chanter ou l’écouter est étonnamment jeune. D’une part, on constate dans le grand public, tant en Belgique qu’à l’étranger, une redécouverte de la force méditative et de l’élévation musicale du chant grégorien.
D’autre part, le niveau des exécutions, tant parmi les groupes amateurs que les groupes semi-professionnels ou professionnels a progressé à grands pas dans le monde entier. Dans de nombreuses écoles ou conservatoires, les  manuscrits les plus anciens font l’objet d’études et d’analyses fouillées et les découvertes qui y  sont faites sont mises en pratique par de un grand nombre d ensembles qui se consacrent au grégorien ou à la polyphonie naissante.
Les organisateurs du festival  ont bien pris en considération  ces deux phénomènes en créant un forum de rencontres et de de présentations où les acquits de cette musique et les nouvelles perspectives concernant l’interprétation peuvent être proposées à un large public. Le Festival de Watou occupe à cet égard une place particulière qu’on ne trouve nulle part  à une telle échelle.